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Vaccins OGM

Fabrice Lamarck, membre du groupe Grothendieck

Ni moi ni mes camarades ne sommes opposés au principe de la vaccination. Celle-ci a permis, en combinaison avec d’autres actions curatives et préventives, d’éradiquer certaines maladies graves comme la fièvre typhoïde, la rage, la variole, etc. Mais les nouvelles technologies vaccinales n’ont rien à voir avec les techniques de vaccination à virus vivant atténués (BCG) ou a virus mort (dit « inactive ») en usage massif depuis l’après-guerre.

Le système médiatique qualifie toute personne qui doute de l’innocuité ou de l’efficacité de ces nouveaux vaccins d’ « anti-vax ». Or, toute la démarche scientifique est basée sur le doute et la critique d’éléments rationnels. C’est une posture saine, particulièrement dans les moments de crise. « j’aime les gens qui doutent », chantait de sa belle voix Anne Sylvestre disparue l’an dernier. Doutons donc, et raisonnons.

Bien qu’elles existaient à l’état expérimental depuis une vingtaine d’années, les nouvelles technologies vaccinales se sont rendues visibles vers 2016 dans le sillage des virus Ebola, du Zika, du chikungunya et maintenant du SARS-CoV-2. Pour simplifier, les vaccins de nouvelle génération sont de deux types. D’une part, il y a la technologie dite du « virus chimère » ou « mutant » (OGM) : un virus vivant bénin sert de « vecteur », de moyen de transport, dans lequel on intègre du matériel génétique du virus dont on veut se prémunir. Ce sont des vaccins à ADN modifié : AstraZeneca par exemple. l’autre type de vaccin utilise du matériel génétique (ARN messager modifié), enrobé dans un vecteur complètement artificiel. C’est le cas pour Pfizer-BioNtech ou Moderna.

Cette deuxième technologie, inédite, est injectée massivement depuis décembre 2020. Ceci sans tests cliniques satisfaisants, tant sur l’innocuité que sur l’efficacité. Le docteur Michel de Lorgeril parle dans son livre de « défaillance chronique de la pharmacovigilance ». Ce qu’il y a d’extraordinaire avec ces nouveaux vaccins, c’est que, après que l’ADN modifié ou l’ARN des vaccins a pénétré dans certaines de nos cellules, celles-ci vont produire une protéine virale (pour déclencher la réponse immunitaire, la production d’anticorps). Jusqu’a présent, les cellules humaines « fabriquaient » bêtement des protéines… humaines ! Voila ce qu’il y a de « révolutionnaire ». Nos corps humains connaissent des « modifications génétiques temporaires » pour produire une protéine « étrangère » !
[…] ces crises sanitaires ont permis deux choses : l’afflux de crédits et la levée des barrières morales portant sur l’injection à l’humain de biotechnologies contenant du matériel génétique et des OGM viraux. « Affranchies des précautions exigées dans la modification génétique sous prétexte de l’urgence humanitaire que constitue la maladie Ebola, les équipes de chercheurs ont enfin pu s’installer dans une politique du tout est bon, rien n’est interdit pour sauver des vies », écrit encore Michel de Lorgeril. L’histoire nous a appris qu’une fois qu’une barrière éthique est levée, il est très difficile de revenir en arrière.
Pour le bonheur des chercheurs, mais aussi celui des industriels en biotech et autres start-uppers : les marches « pour sauver des vies » sont en forte croissance ! […]

En Chine et aux États-Unis, des embryons humains ont été modifiés à l’aide des « ciseaux moléculaires ». Deux petites jumelles chinoises génétiquement modifiées sont nées en 2018 grâce à cette technologie. Il existe même un « sommet international sur l’édition du génome humain » organisé par de prestigieux organismes de recherche où tous les beaux monstres du techno-capitalisme sont exposés et commentés à l’infini.

Fabrice Lamarck, membre du groupe Grothendieck, biologiste de formation, dans le journal La Décroissance de novembre 2021.