Catégories
Non classé

Nicolas Demorand

Réputé pour ses vilenies épisodiques – comme lors du renvoi du chroniqueur Miguel Benasayag de France Culture ou celui de Didier Porte de France Inter (lire Benasayag viré : réactions contre la censure, Nicolas Demorand se positionne toujours du côté du manche.
Fervent militant politique (notamment en faveur du Traité constitutionnel européen en 2005), il est l’obligé des économistes libéraux qui se fourvoient (comme Daniel « la crise financière est terminée » Cohen) et des intellectuels mondains (comme Bernard-Henri Lévy ou Olivier Duhamel, avec qui il a codirigé une collection au Seuil et partagé de nombreux combats).
Il est aussi connu pour sa gestion calamiteuse de Libération – conspué par les journalistes, il avait dû démissionner et quitter les lieux en rasant les murs (lire Libération, mode d’emploi (2) : une dérive managériale et une déroute commerciale.
Mais le mercenaire Demorand (France Culture, France Inter, Europe 1, France 5, Libération…) est surtout célèbre pour son arrogance lorsqu’il interviewe des invités qu’il méprise : teigneux face à Dominique Voynet, qui tente de lui opposer des analyses de fond quand il l’interroge sur la tactique politique. Ses hoquets (faussement) impertinents sont également sa marque de fabrique, comme lorsqu’il coupe à cinq reprises Jean-Louis Debré par un ridicule « c’est dommage, non ? », ou bien lorsqu’il répète quatre fois « vous allez bloquer la France » à Philippe Martinez. Connu enfin pour sa nonchalance et sa morgue – il faut revoir en vidéo l’interview de Jean-Luc Mélenchon de janvier 2011 sur Europe 1 (lire Les Verts aux médias : « Il y en a ras-le-bol », Un sketch de Nicolas Demorand et voir la vidéo Jean-Luc Mélenchon, invité dans la salle d’interrogatoire de Nicolas Demorand), Nicolas Demorand a donc récidivé ce 15 avril en recevant Adrien Quatennens.

Extrait d’un article dans le numéro de juillet 2021 de Médiacritique(s), magazine trimestriel d’Acrimed.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.