La mécanique raciste

Extrait du livre La mécanique raciste de Pierre Tevanian :
Si les races n’existent pas en tant que réalités biologiques, le racisme les fait exister en tant que croyances collectives, avec les effets performatifs que cela implique : l’expérience commune de la discrimination confère aux Noir(e)s et aux Arabes un rapport au monde et des intérêts communs qu’ils n’auraient pas si le racisme n’existait pas, et qui les distinguent radicalement des Blanc(he)s. Nier cette réalité en se contentant de clamer qu’il n’y a pas de races, pas de différences et pas de raisons de s’opposer revient à nier l’oppression objective et subjective que subissent les discriminés, et donc à les rendre implicitement responsables de leur relégation sociale.

Lutter réellement contre le racisme, c’est au contraire mener un combat déterminé pour l’abolition des clivages et hiérarchies de race, ce qui suppose au préalable de reconnaître leur existence. Il ne s’agit pas d’accorder une quelconque pertinence à la race au sens biologique du terme – et à tous ses succédanés : l’ethnie, la culture ou la religion dès lors qu’elles sont essentialisées – mais de prendre en compte le pouvoir performatif des fictions racistes et donc de reconnaître une effectivité des divisions et hiérarchies raciales.

Il s’agit en d’autres termes de récuser toute idée d’une infériorité naturelle ou culturelle des non-Blanc(he)s, mais de reconnaître, pour les combattre, tous les processus d’infériorisation sociale auxquels les non-Blanc(he)s sont soumi(se)s – et conjointement de récuser toute idée d’une supériorité blanche, occidentale ou « judéo-chrétienne » tout en reconnaissant qu’à niveau équivalent de richesse et de compétences, la discrimination systémique limite la concurrence et donc augmente pour les Blanc(he)s les opportunités d’accession au bien-être, notamment à l’emploi ou au logement.
C’est donc, pour les Blanc(he)s, adopter à l’égard de ce privilège une posture particulière, à égale distance de l’adhésion et de la dénégation, que j’ai nommée conscientisation et traîtrise.

Extrait cité par Sébastien Fontenelle dans CQFD d’avril 2017.

Le burkini au service du racisme

L’affaire du burkini a été l’occasion pour nombre de crapules de rajouter leur pièce dans le jukebox du racisme. C’est toujours la même petite musique qui se met en place : un fait anodin est monté en épingle, puis les musulmans et musulmanes sont pointé-e-s du doigt, sommé-e-s de se faire discrets ou assimilé-e-s aux terroristes.
Des politiciens de tous bords en appellent aux « valeurs », eux dont la corruption morale et économique atteint des sommets. Mais ne nous y trompons pas, il y a là pour eux une aubaine pour communiquer. Grâce aux punchlines drivées par les conseillers en com, le petit foulard est agité et tout le monde fonce. Oubliez la loi travail, les attaques aux libertés publiques ou les guerres impérialistes. Pensez au voile.
Mais au-delà des phrases chocs et des polémiques racistes, c’est une entreprise de déshumanisation qui se développe. Les discours deviennent les justifications d’actes de violence et de politiques étatiques racistes : confiscation des biens des migrants en Allemagne, en Suisse ou au Danemark, jobs à 80 centimes de l’heure « réservés » aux migrants en Allemagne.
Peu à peu se met en place la politique du pire. Ne soyons pas la grenouille qui se laisse engourdir par une eau qui bout peu à peu. Notre volonté de lutter, de rassembler doit être décuplée car nombreux sont celles et ceux qui se refusent à la fatalité.

Édito du journal Alternative Libertaire de septembre 2016.

Guerre d’Algérie

Après la guerre d’Algérie, après l’exil…

Si ma mère a refusé d’apprendre le français et la culture française en général, c’est aussi parce que, pour elle, ce que les français ont fait durant la colonisation et la guerre d’Algérie est impardonnable. Pour moi, la guerre d’Algérie ne commence pas en 1954, mais en 1830, au moment de la conquête, puisque l’Algérie n’a jamais été pacifiée durant toute cette période. Il y a eu un refus de la colonisation du début à la fin, qui a atteint son paroxysme à partir de 1954 avec ce qu’on appelle la « guerre d’Algérie ». Quand j’ai demandé à ma mère ; « Comment as-tu vécu le fait de venir en France en regard de tout cela ? », elle m’a répondu : « Oui, on les a mis dehors puis on les a suivis. Mais que veux-tu, on a suivi le pain ! »
On peut se demander ce que ça peut générer de mépris envers soi de s’installer dans le pays de l’ancien ennemi. En gardant sa langue, il me semble que ma mère s’est donné la possibilité de refuser une partie de l’Histoire, de son destin. Elle a été contrainte sur de nombreux plans, mais elle a refusé celle du français. Préservant ainsi un peu de sa dignité par rapport à la guerre d’Algérie.

Taire le silence, raconter l’Histoire autrement

Je crois que la manière dont on considère nos langues, c’est aussi la manière dont on considère nos histoires. Cela nous apaiserait tous, côté algérien et côté français, si l’État français acceptait de parler de la colonisation et de la guerre d’Algérie comme de crimes odieux en nommant très clairement les horreurs commises et en les reconnaissant comme telles : enfumades, déplacements de population, assassinats, spoliations, viols. Pendant la période coloniale, un tiers de la population algérienne a été tuée, 50 % de la population a quitté les campagnes, notamment à cause des expropriations.

On voit bien aujourd’hui comme il est impossible d’arriver à penser les représentations autrement. Si, dès la fin de la guerre, on avait mis ces mots-là sur cette histoire, nos parents auraient été accueillis autrement, à la fois comme des victimes et des résistants, avec de la bienveillance donc. Or, jamais dans nos livres de classe, on n’a vu accolés l’un à l’autre « Algériens et résistants ». Si cela avait été le cas, les imaginaires seraient moins imprégnés par le racisme et le mépris. Tout ça n’aurait pas abouti à créer des cultures légitimes et des cultures non légitimes, nobles et pas nobles, dominantes et dominées. Je pense que nous aurions été plus heureux. De même que la plupart des personnes qui ont quitté leur pays pour venir s’installer en France. Oui je pense que ça aurait changé beaucoup de choses pour nous tous, exilés et descendants d’exilés. Et je suis certaine que cela changerait aussi la manière dont on aborde cette « crise des réfugiés » comme on dit hypocritement.

Extrait d’un dossier « Mauvaises Langues » du journal CQFD de juillet-Août 2016

Un peu de lecture-culture intéressante sur Wikipedia : Histoire de l’Algérie.

Racisme dans les médias

Le racisme assumé et son accompagnement, conscient ou non, ne sont toutefois que la partie émergée de l’iceberg. Une autre forme de racisme, beaucoup plus insidieuse, réside dans la façon dont sont traitées les populations étrangères ou « d’origine étrangère », comme le souligne Teun A. van Dijk dans un rapport remis à l’Unesco en 2001. « La tendance générale est souvent la même : les médias, aujourd’hui aussi bien qu’il y a 50 et 100 ans, tendent à assimiler les étrangers, les immigrés, les réfugiés ou les minorités à un problème et s’y réfèrent comme “eux” plutôt que comme une partie intégrante de « nous ». Les autres sont alors stéréotypés, marginalisés et exclus à maints égards dans l’écrit et l’audiovisuel : la sélection tendancieuse de sujets d’actualité (le plus souvent le crime, la violence, la drogue ou les franchissements clandestins de la frontière), les gros titres, les images, la mise en page, le choix des mots, les métaphores et les nombreuses autres caractéristiques négatives des nouvelles et articles de fond concourent à présenter systématiquement les immigrés et les minorités non seulement comme différents mais également comme un groupe anormal, voire une menace. »

[…]
Il en va de même, fréquemment, dans le traitement de l’information internationale, où sévit une tendance à traiter de manière différenciée les populations et sociétés non-blanches, en ayant recours à des clichés ou à des raccourcis qui confèrent à ces populations un caractère exotique, avec un ton souvent paternaliste, voire néocolonial : « Il ne suffit pas de se déplacer pour que le regard s’ouvre. Certains territoires ne sont couverts par la presse transnationale que dans des circonstances exceptionnelles, ce qui prive l’envoyé spécial dans l’urgence des prérequis nécessaires au difficile chemin de la connaissance. La construction de l’étrangéité se développe parfois par sa seule résonance vis-à-vis des enjeux nationaux intégrés par le reporter ; mobilisée par l’attention à la « communauté internationale » que forment les résidents occidentaux; réduite à « l’effet Hilton » (Le « Hilton journalisme » désigne, de manière caricaturale, le mode de travail de certains correspondants étrangers ou envoyés spéciaux qui passent plus de temps dans les salons des hôtels à discuter avec leurs collègues que sur le terrain) entretenu par la corporation des collègues compatriotes déjà sur place ; volontairement autiste pour ne pas s’encombrer de visions du monde concurrentes ; incongrue entre les bonnes dispositions du discours et un comportement chauvin qui illustre la puissance du lien entre habitus et attitudes. »

Invisibilisées, infantilisées, mises en scène… les populations des pays « du Sud » servent trop souvent de faire-valoir aux gouvernements des pays « occidentaux » (lors des « guerres éthiques »), à l’action des coopérants ou des humanitaires (lors des « catastrophes »), voire même aux journalistes eux-mêmes. Si nous n’en sommes plus à l’époque de Tintin apprenant à lire aux petits Congolais, les sujets, les angles choisis, les mots utilisés… font souvent écho à un imaginaire victimaire, colonial, voire raciste, qui interdit de concevoir « l’autre » comme étant « notre » égal, un acteur à part entière, et pas seulement un objet de compassion ou de comparaison « civilisationnelle » : « En dehors des zones potentiellement solvables, les espaces investis sont identifiés sans surprise, au hasard des sécheresses, famines, maladies, guerres interethniques, coups d’État militaires, corruptions, etc.
[…]
Aidan White, alors secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le soulignait en 2001: « Les journalistes sont parfois les victimes ordinaires du préjugé et de la manipulation politique. Trop souvent, l’ignorance et la méconnaissance de cultures, de traditions et de croyances différentes conduisent les médias à reproduire des stéréotypes qui encouragent le racisme et l’extrémisme. » Et de poursuivre: « Pour être efficace, le journalisme doit être intégrateur, responsable et refléter la communauté tout entière. Les journalistes doivent donc diversifier leurs sources d’information pour représenter l’ensemble des idées, des opinions et des expériences du public auxquels ils s’adressent.
[…]
Dans un long article intitulé « Pourquoi les faits-divers stigmatisent-ils ? , Jérôme Berthaut, Éric Darras et Sylvain Laurens soulignent ainsi, sur la base d’enquêtes et d’observations au sein de plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, que « [les] explications par « l’idéologique » apparaissent d’emblée un peu courtes », et qu’il est indispensable d’interroger certaines routines et contraintes professionnelles pour comprendre la survivance de nombre de clichés.

Il existe ainsi, selon les auteurs, « un parallèle entre, d’une part, le caractère stratégique des « faits-divers » pour la survie économique du groupe de presse et, d’autre part, les zones et les catégories de population qui apparaissent principalement dans ces rubriques ». En d’autres termes, « tout ce qui quotidiennement se passe de « positif » dans les quartiers populaires (dont les habitants ne sont pas perçus comme des acheteurs potentiels et les lecteurs utiles) est relégué, au mieux, en milieu de cahier local, dans un espace rédactionnel déjà réduit. La marginalisation des habitants des quartiers populaires dans la stratégie de diffusion se double donc d’une relégation dans la composition du journal. Il en va en revanche autrement dans les faits-divers “plus lus et plus vus », et qui méritent ainsi d’intégrer les premières pages diffusées dans l’ensemble du département ».

C’est ainsi que l’on multiplie les articles privilégiant le sensationnalisme à peu de frais, phénomène qui participe d’une stigmatisation, voire d’une discrimination, à l’encontre des quartiers populaires et de leurs habitants, avec une part importante de sujets entretenant des confusions ou des amalgames entre immigration et délinquance, relégation et « communautarisme », islam et « islamisme », etc. Les exemples sont nombreux de ces articles et reportages stigmatisants, y compris dans les médias nationaux », avec en outre un poids particulier de la relation des journalistes avec leurs sources qui, pour des raisons là encore liées à une méconnaissance du terrain, sont très souvent les sources policières et judiciaires. Les clichés racistes, de même que les amalgames discriminatoires, sont donc bien souvent au carrefour de préjugés et de routines qui, si elles peuvent s’expliquer en partie par la composition des rédactions, sont également liées aux conditions de production de l’information.

Extraits d’un dossier, sur le racisme dans les médias, de Médiacritique(s) d’avril-juin 2016, magazine trimestriel d’Acrimed

Racisme et pillage extractiviste

Pendant des siècles la prédation des classes dominantes européennes – celles de France, de Grande-Bretagne, d’Espagne, du Portugal, de Belgique, d’Italie – est passée par le pillage extractiviste des ressources naturelles les plus diverses du sol et du sous-sol africains et américains. En Asie du Sud-est aussi.
(…)
On dira que tout çà est fini ! Il y a eu les indépendances dans le milieu du XXe siècle. Il y a eu aussi la promotion des droits humains à l’ONU et tout particulièrement contre le racisme « et l’intolérance qui y est associée ». Mais c’est sans compter avec ce qui perdure. Nicolas Sersiron explique (Dette et extractivisme) que le « système dette » a remplacé les armées avec efficacité pour l’extorsion et l’accaparement des ressources du sol et du sous-sol.
Avec le « système dette » c’est le Nord qui s’est positionné comme créancier alors qu’on aurait pu penser « à bon droit » que le Sud était le créancier historique et légitime contre un Nord prédateur historique. En fait, les classes dominantes du Nord ont pu « garder la main » au moment des indépendances et n’ont rien lâché en matière de prédation.
Pour le dire brièvement ici, c’est par le moyen des prêts conditionnés du FMI et de la Banque mondiale aux bourgeoisies du Sud que le double pillage du Nord s’est perpétué. Le racisme a continué lui aussi mais sous des formes différentes, moins brutales, mais toujours discriminantes.
De nombreux dirigeants, soucieux d’émancipation, voulant le bonheur de leur peuple-classe, ont été éliminés. Une « bonne bourgeoisie » africaine ou sud-américaine est une bourgeoisie dite « compradore » c’est à dire servile à l’égard des bourgeoisies du Nord et férocement dure à l’encontre de « son » peuple-classe. La férocité de la surexploitation des ouvriers proche de l’esclavage antérieur s’achète à prix fort : la corruption des dirigeants des pays dominés par l’impérialisme du Nord est une absolue nécessité. Elle implique aussi une corruption au Nord ainsi qu’une complexe stratégie de camouflage. Il faut notamment cacher aux populations du Nord éprises de liberté, d’égalité, de fraternité les mécanismes maffieux entre le Nord et le Sud. Il faut aussi en quelques sorte amoindrir ses capacités critiques par tous les méfaits de la consommation de masse, celle de la croissance productiviste.

Extraits d’un article de Christian Delarue dans la revue Les Zindigné(e)s de septembre 2014.

L’exemplarité et la dignité de certains élus

Luc jousse, maire UMP de Roquebrune-sur-Argens (Var), aime rire avec les présumés voleurs. Surtout s’ils sont Rom. En novembre dernier, lors d’une réunion publique, ce dernier déclarait : »Vous savez ce qu’ils font : ils piquent des câbles électriques et après ils les brûlent pour récupérer le cuivre et ils se sont mis à eux-mêmes le feu dans leurs propres caravanes ! Un gag ! Ce qui est presque dommage, c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours. » Désopilant. Et pour Darius, qui a été passé à tabac le 13 juin dernier à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), est-il « presque dommage qu’on ait appelé trop tôt les secours » ? Depuis son agression, ce jeune Rom de 17 ans est dans le coma, avec des lésions crânienne extrêmement graves. On se fend la gueule, hein, mon Luc ?
Le 9 juillet dernier, notre Jean Roucas de la politique devait moins rigoler devant le tribunal de Draguignan. Celui-là même qui, sous couvert de boutade, souhaite la peine de mort par crémation pour les voleurs de câbles présumés, est soupçonné par la justice « d’avoir, étant dépositaire de l’autorité publique, détruit, détourné ou soustrait des fonds publics ou des objets qui lui avaient été remis en raison de sa fonction ou de sa mission ». Sa mise en examen fait suite à un rapport de la cour régionale des compte de 2013 qui relevait notamment l’utilisation « laxiste et « aberrante » de cartes de carburants, l’achat « d’une voiture haut de gamme, avantage non prévu par les textes » et « des irrégularités dans l’attribution des marchés public ». Dis, Luc, pour tous ceux reconnus coupables dans ce type de malversation, on pourrait revenir à des châtiments bien moyenâgeux comme leur cramer la plante des pieds, non ? À l’époque, personne n’appelait les secours.

Article de Jean-Baptiste Legars dans CQFD de l’été 2014.

Mandela : hommages de circonstances

La présence de représentants israéliens officiels aurait été une gifle au peuple sud-africain et à la mémoire de Madiba. Car l’état hébreu et son président actuel ont été de loin les alliés les plus fidèles du régime d’apartheid et ce, jusqu’à la dernière minute. Même quand la mojorité des pays occidentaux comprenait que les jours de l’apartheid étaient comptés et retournaient leur veste, Tel-Aviv continuait à soutenir Prétoria, ses services de sécurité à travailler main dans la main avec les tortionnaires d’Afrique du Sud, ses entreprises à contourner le boycott économique international, en particulier dans le domaine de l’armement, et son armée à maintenir des liens privilégiés avec les forces armées sud-africaines.
Récemment, la journaliste d’investigation israélienne Ilana Dayan consacrait son émission « Ouvda » à un producteur de cinéma, et accessoirement agent du Mossad, qui racontait comment il avait reçu des sommes colossales de la CIA pour organiser une campagne internationale de réhabilitation du régime d’apartheid et de mise en valeur de son rôle civilisateur en Afrique. L’alliance entre Israël et le régime d’apartheid ne répondait pas seulement à des intérêts mercantiles et à des besoins stratégiques : elle s’appuyait sur une idéologie commune et la perception d’être, l’un comme l’autre, un état civilisé et démocratique (sic) au coeur d’un environnement barbare qui menacerait le monde libre (re-sic).
Les porte-parole israéliens ont tenté de justifier le fait qu’ils se joignaient aux louanges de la communauté internationale pour celui qu’ils avaient considéré jusqu’au dernier moment comme un dangereux terroriste par le fait qu’il avait « prôné la non-violence » et fait marche arrière dans son opposition au régime sioniste et son soutien inconditionnel à la lutte de libération nationale du peuple palestinien. Double mensonge, car Mandela a non seulement défendu et mené la lutte armée contre l’État d’apartheid, mais expliqué que c’était le droit, voire le devoir, du peuple palestinien d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour mettre fin au régime colonial israélien (…)

Extrait d’un article de Siné Mensuel de janvier 2014.