Ferme-usine des 1000 vaches : non !

Une ferme de 1000 vaches n’a aucune justification alimentaire ni économique. En outre, elle contribue à aggraver la surproduction en faisant baisser les cours, ce qui fragilisera encore plus les élevages à taille humaine : ce gigantisme est donc néfaste aux éleveurs laitiers herbagers respectueux des attentes sociales et environnementales.
Le but principal de cette usine à vaches n’est de toute façon pas de produire du lait ou de la viande, mais des déjections (lisier). Ce lisier doit en effet permettre de faire tourner une unité de méthanisation , de façon à produire de l’électricité en profitant des subventions à la méthanisation !
La motivation du groupe Ramery n’est pas agricole ni alimentaire mais financière : il s’agit pour cet industriel du BTP de placer son argent dans un processus industriel qui lui permettra de capter des aides publiques pour le faire fructifier.
Nos impôts iraient donc indirectement enrichir un « chasseur de primes » dont le bien-être animal est le cadet des soucis.
Ce type d’entreprise ne mérite pas l’appellation d’élevage, tant les conditions concentrationnaires empêchent tout respect des fondamentaux physiologiques des animaux. (…)
Les vaches seront donc nourries à base d’aliments concentrés dont la matière première est importée du Brésil et contribue à la déforestation, à la pauvreté et la fragilité alimentaire de ses populations.
N’oublions pas, par ailleurs, que le soja brésilien est très massivement OGM et/ou très fortement traité aux pesticides. Qui plus est, il est aberrant de prétendre produire de l’électricité… en mettant en oeuvre un système dont le bilan énergétique est très négatif, compte tenu du transport à longue distance des aliments du bétail et des émissions de CO2 qu’il engendre.

Extraits d’une campagne de l’association Agir pour l’environnement lancée début février 2014.