Ferme-usine des 1000 vaches : non !

Une ferme de 1000 vaches n’a aucune justification alimentaire ni économique. En outre, elle contribue à aggraver la surproduction en faisant baisser les cours, ce qui fragilisera encore plus les élevages à taille humaine : ce gigantisme est donc néfaste aux éleveurs laitiers herbagers respectueux des attentes sociales et environnementales.
Le but principal de cette usine à vaches n’est de toute façon pas de produire du lait ou de la viande, mais des déjections (lisier). Ce lisier doit en effet permettre de faire tourner une unité de méthanisation , de façon à produire de l’électricité en profitant des subventions à la méthanisation !
La motivation du groupe Ramery n’est pas agricole ni alimentaire mais financière : il s’agit pour cet industriel du BTP de placer son argent dans un processus industriel qui lui permettra de capter des aides publiques pour le faire fructifier.
Nos impôts iraient donc indirectement enrichir un « chasseur de primes » dont le bien-être animal est le cadet des soucis.
Ce type d’entreprise ne mérite pas l’appellation d’élevage, tant les conditions concentrationnaires empêchent tout respect des fondamentaux physiologiques des animaux. (…)
Les vaches seront donc nourries à base d’aliments concentrés dont la matière première est importée du Brésil et contribue à la déforestation, à la pauvreté et la fragilité alimentaire de ses populations.
N’oublions pas, par ailleurs, que le soja brésilien est très massivement OGM et/ou très fortement traité aux pesticides. Qui plus est, il est aberrant de prétendre produire de l’électricité… en mettant en oeuvre un système dont le bilan énergétique est très négatif, compte tenu du transport à longue distance des aliments du bétail et des émissions de CO2 qu’il engendre.

Extraits d’une campagne de l’association Agir pour l’environnement lancée début février 2014.

Abandonnons l’élevage industriel !

L’affaire des lasagnes de « boeuf » produites à base de cheval illustre parfaitement les errements d’une industrie agroalimentaire qui a rompu tous liens avec le vivant. Les animaux sont considérés comme des « sous-produits », le consommateur n’est qu’un porte-monnaie et l’environnement qu’une variable d’ajustement.

La consommation mondiale de viande a plus que quintuplé en à peine 50 ans. Cette boulimie de produits carnés est un cas d’école qui soulève de multiples questions en lien avec la sauvegarde de notre planète et la survie de ses habitants. L’élevage et la pêche ont aujourd’hui des conséquences dramatiques pour les humains, les animaux et l’environnement. En plus de raisons morales, culturelles ou économiques, de nombreux arguments écologiques et sociaux plaident pour une nette modération de la consommation de viande.

Recherchant la rentabilité à court terme, l’industrie agroalimentaire exploite et maltraite des animaux d’élevage. Mais nous sommes toutes et tous victimes de l’élevage industriel à des degrés divers : les pays du Sud, qui voient une grande partie de leurs terres monopolisées ; les consommateurs, qui ingèrent une nourriture de mauvaise qualité dont la consommation excessive prédispose à l’obésité et à diverses pathologies; les éleveurs, qui doivent supporter des conditions de travail très difficiles pour un revenu de plus en plus précaire.

Sur le plan environnemental, l’eau, l’air et les sols ne peuvent supporter de si grandes concentrations d’animaux ; la biodiversité animale et végétale se réduit sous le poids d’une standardisation agricole extrême ; la production des produits animaux requiert énormément d’eau et d’énergie et rejette quantité de gaz à effet de serre.

Des solutions existent mais vont à l’encontre d’intérêts économiques bien établis. Face à l’inertie des pouvoirs publics, de plus en plus de citoyens, personnalités et organisations se mobilisent afin de réclamer une alimentation plus diversifiée et moins carnée et favoriser un élevage respectueux du bien-être des animaux et de l’environnement.

Extrait d’une campagne de l’association Agir pour l’environnement pour soutenir un modèle d’agriculture durable et extensif.