Pôle emploi se modernise…

À partir de janvier 2016, les inscriptions se feront uniquement par internet.
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Pour les sans-emploi qui n’ont pas de scanner ou de compétences en informatique, des jeunes en service civique qui auront suivi une formation de 3 jours les aiguilleront.
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On va continuer sur la voie des services dématérialisés, avec notamment le développement de l' »Emploi Store », une plateforme numérique résultant d’un partenariat public-privé, sur laquelle il n’y a même plus le logo de Pôle emploi.
[…]Comme les politiques n’ont plus aucune marge de manœuvre possible sur l’activité ou la répartition du temps de travail, ils essaient de faire baisser la température sociale en sabotant le thermomètre. Une technique voisine de celle appliquée en Grande-Bretagne où les chomeurs sont incités à se mettre en contrat « zero hour » : horaires et salaires variant selon le bon plaisir des employeurs, on peut ne rien gagner pendant des mois et rester dans la catégorie « salarié ».
En France, dans la novlangue des super managers de Pôle emploi, on appelle cela des contrats « atypiques » qui sont en passe de devenir la norme […]

L’autre objectif à terme semble aussi de diminuer l’activité de Pôle emploi pour le remplacer par un système de maisons de services au public : des lieux qui feraient un peu de tout et qui n’emploieraient plus de fonctionnaires mais des sous-traitants associatifs assis sur un siège éjectable. Un modèle déjà très présent dans les pays où tout a été privatisé : les plus précaires sont alors gérés par des associations caritatives sous contrat avec l’État.
Pour les rupins de la galère, des assurances privées viendraient fort opportunément couvrir leurs risques. Un vieux rêve du Medef qui, dans cette affaire, est juge et partie : il cogère l’Unedic, un organisme qui porte atteinte au marché assurantiel qu’ils veulent développer.

Extraits d’un article de Julie Go dans le journal CQFD de novembre 2015.

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