Médecine occidentale

[…] quand je parle de médecine occidentale, il est d’abord question d’une médecine chimique qui est pilotée par une démarche et une pensée sous la dépendance du capitalisme et finalement de l’ultralibéralisme, qui sont le fruit de la domination du monde par un fonctionnement impérialiste de l’occident.
C’est ce que certains ont aussi appelé une médecine coloniale parce qu’elle a colonisé le monde et détruit de nombreuses formes de médecines traditionnelles.
Cette médecine qui est la cousine de l’agriculture conventionnelle, présente, comme elle, les mêmes limites : une efficacité très contestable, des coûts exorbitants de plus en plus largement au delà de nos moyens, des pollutions toujours plus insupportables et des effets indésirables qui ne justifient en rien les quelques progrès qu’elle ne cesse de mettre en avant.

Comme dans l’exemple de l’automobile, les progrès annoncés, notamment sur la longévité qui s’est indubitablement accrue, sont davantage la conséquence de certains progrès techniques, d’une meilleure hygiène, d’une alimentation correcte, d’une réduction de l’accidentologie et d’un confort, plutôt que d’une meilleure compréhension de la vie et des processus morbides.
Certains médicaments, comme les antibiotiques ont certainement permis de sauver de nombreuses vies mais, dans le même temps, comme leur nom le suggère, s’opposant à la vie, ils montrent l’erreur
dans laquelle se fourvoie la médecine conventionnelle.

Nous ne devons pas perdre de vue que, dans notre corps, le nombre de cellules non humaines est dix fois plus important que celui de nos propres cellules et que celles-ci sont essentielles à notre
survie. Les organismes vivants supérieurs, comme tous les mammifères, sont le produit d’une coévolution avec les bactéries et les virus. Depuis l’origine, ces micro-organismes nous ont « aidés » à nous développer et à construire notre immunité. Chaque fois, qu’il y a une infection isolée ou un phénomène épidémique, nous devons comprendre qu’il n’y a aucune volonté de nous détruire individuellement ou collectivement. Ce sont, à chaque fois, des déséquilibres physiques, alimentaires, émotionnels, sociaux ou écologiques qui permettent l’émergence de ces phénomènes.

Vouloir éradiquer ces agents que l’on qualifie de pathogènes consisterait à tuer tous les facteurs au prétexte qu’ils sont parfois porteurs de mauvaises nouvelles. Depuis plusieurs décennies, des médecins ont tenté d’exprimer des points de vue divergents qui ont tous été contestés et finalement recalés. Cela avait commencé de façon plus brutale avec l’élimination physique des guérisseurs des campagnes, d’ailleurs souvent des femmes, qu’il était facile d’accuser de sorcellerie. L’Église se sentant menacée dans son pouvoir temporel ne pouvait accepter cette perte de maîtrise sur le savoir et sur le contrôle des individus.

Plus tard, la position extrêmement religieuse de Pasteur a gagné la bataille et c’est finalement l’idée d’un homme naturellement parfait, puisque d’essence divine, qui s`est imposée. La maladie, œuvre du Malin, devait être combattue de façon à éradiquer tous les agents qui en seraient à l’origine comme autant de démons ou de légions infernales. Les Tissot, Béchamps ou Dubos et leurs contributions à une juste compréhension de la vie et de la santé ont été oubliés. Actuellement, si ce ne sont plus des convictions religieuses ni surtout des volontés de pouvoir qui motivent ces
exclusions, ce sont les enjeux financiers qui pilotent la médecine.

On constate ainsi que se soigner coûte de plus en plus cher pour très peu de résultats probants. En effet, comme je l’ai déjà indiqué, les résultats apparemment favorables sur l’amélioration de la santé sont surtout dus à des aspects périphériques et non à des progrès strictement médicaux. Et si, ces progrès ont pu, pendant un temps, faire croire à une amélioration, l’augmentation de la consommation médicale montre qu’il n’en est rien. Une amélioration des conditions de santé devrait, en toute logique, conduire à une diminution de l’intervention médicale.
Or, au contraire, on constate que tout est fait, à travers la publicité, l’intervention des médias, et les impositions gouvernementales pour augmenter encore ces consommations de médicaments et de soins médicaux (lire aussi Vaccins : Semblant de démocratie). Le résultat le plus visible est que si la longévité reste importante, elle est, malgré tout, en légère baisse et, surtout, un autre indicateur est beaucoup plus inquiétant. L’espérance de vie en bonne santé est en recul constant. Les malades de longue durée sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes ce qui, malgré le drame que cela représente, constitue une aubaine pour le secteur économique de la médecine.

Extrait d’un article de Christian Portal, porte-parole du collectif ACECOMED, dans le trimestriel Les Zindigné(e)s de juin 2018.

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