Le sionisme et la colonisation

Créé à la fin du XIXe siècle, le sionisme est un mouvement qui vise à créer un État juif en Palestine par la colonisation du territoire et l’expulsion de sa population indigène.
Après trois décennies de conflit à basse intensité entre le mouvement colonial juif et la population arabe, l’ONU décide, en 1947, de la partition de la Palestine en un État juif et un État arabe… qui ne verra jamais le jour. La création de l’ État d’Israël va permettre la mainmise sur les terres des Palestiniens expulsés et/ou réfugiés dans les pays arabes et deviennent la propriété de colonies agricoles juives. La minorité palestinienne restée en Israël sera victime d’un colonialisme interne, fait d’expropriations, de discrimination structurelle et de répression.
La guerre de 1967 ouvre une troisième phrase de la colonisation, avec la mainmise sur 65 % de la Cisjordanie, l’expropriation des ressources en terre et en eau et la construction de plusieurs centaines de colonies (villages agricoles, mais aussi villes) où vivent aujourd’hui – y compris la partie de la Cisjordanie annexée à Israël (Jérusalem Est) – de 600 000 à 700 000 colons juifs.
Le contrôle sur les terres arabes et l’extension progressive mais systématique des frontières israëliennes se sont encore accélérés au cours des cinq dernières années. En ce sens, né du colonialisme, l’État d’Israël reste un État colonial.

Un article de Michel Warschawski dans le journal Siné mensuel de septembre 2014.

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