Gaz de schiste : il faudra beaucoup creuser

L’économiste Thomas Porcher estime que la folle rentabilité des gaz de schiste américains s’écrit déjà au passé et qu’espérer une manne d’emplois pour la France relève de l’illusion.

Les entreprises américaines ont gagné en compétitivité parce que le prix du gaz a baissé. En France, ce prix est moins flexible, car il est déterminé par des contrats de long terme indexés sur le prix du pétrole. Par ailleurs, aux Etats-Unis, maintenant que le prix du gaz est faible, la rentabilité du gaz de schiste n’est plus évidente et la production stagne. (…) Aux Etats-Unis, il y a eu 600 000 emplois créés, c’est énorme, du jamais vu. Leur secret, c’est de forer sans cesse. Ils ont déjà creusé 500 000 puits, rien que pour le gaz. Pour créer 100 000 emplois en France, il faudrait creuser 90 000 puits, soit 30 par jour jusqu’en 2020. C’est impensable ! En moyenne, dans le monde, 750 000 euros de production de gaz ne créent que deux emplois.

Extraits d’un entretien de l’économiste Thomas Porcher dans Terraeco d’octobre 2013.

Perturbateurs endocriniens – Campagne de l’association Agir pour l’environnement

Cancers hormono-dépendants (sein, prostate, testicules…), diabète et obésité, troubles cardiovasculaires, troubles de la reproduction,féminisation des foetus mâles, asthme… Ces syndromes ou maladies peuvent être provoqués par la présence de perturbateurs endocriniens dans notre vie quotidienne. Les PE induisent des effets similaires sur la faune sauvage par le biais de la contamination de l’environnement : pollution des rivières et des océans, rejets urbains et industriels, pesticides agricoles, déchets dispersés, substances dangereuses émises par les décharges et les incinérateurs…

Leur diversité et leur usage massif entraînent une exposition permanente à ces produits que l’on peut retrouver dans les cosmétiques, les ustensiles et emballages alimentaires, les jouets, les aliments ou encore comme contaminants de l’air intérieur. Cependant, il est très difficile pour le consommateur de faire des choix éclairés étant donné qu’aucun étiquetage n’est obligatoire et que la composition des produits est complexe à déchiffrer.

Si la France se situe aujourd’hui parmi les pays européens en pointe sur cette question, la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE) prête une oreille attentive aux arguments des lobbies industriels.

Il est grand temps de mettre cette problématique au coeur du débat public afin de pousser les décideurs politiques à opter pour des mesures concrètes permettant une réduction de notre exposition aux PE. Les industriels peuvent et doivent utiliser des produits ou des techniques de substitutions qui ne soient pas nocifs, ni pour l’environnement, ni pour la santé humaine.

Extrait de la lettre envoyée par l’association Agir pour l’environnement dans le cadre de sa campagne au sujet des perturbateurs endocriniens.

Sortir du nucléaire, catastrophe industrielle ou remède au chômage ?

Au cours du « grand débat sur la transition énergétique », industriels et syndicats n’ont eu que ce mot à la bouche : sortir du nucléaire, c’est licencier en masse et ouvrir la voie aux délocalisations massives.

En novembre 2011, Henri Proglio, patron d’EDF, évoquait un million d’emplois menacés (…) Faisant référence à une étude commandée au cabinet PriceWaterhouse Cooper, l’ancienne PDG d’Areva table plutôt 400 000 emplois, dont 125 000 directement liés à la filière. (…) Une enquête menée par Bastamag [2] revoit encore à la baisse ce dernier chiffre. 18 000 salariés d’EDF employés dans les centrales, environ 20 000 sous-traitants pour la maintenance, quelque 47 000 « collaborateurs » d’Areva, 16 000 employés du Commissariat à l’Énergie Atomique et environ 2000 dans différentes institutions (ASN, Andra…), donneraient environ 106 000 emplois directs. Pas négligeable, mais on est loin du million.
(…)
Surtout, sortir du nucléaire, ce n’est pas seulement fermer des réacteurs ! C’est aussi mettre en place une autre politique énergétique, reposant sur la réduction des consommations d’énergie et le développement d’autres moyens de production d’électricité : des activités qui ne peuvent s’effectuer sans main-d’œuvre !
L’association Négawatt s’est ainsi attaquée à une évaluation économique de son scénario de transition énergétique publié en 2011, qui propose l’abandon du nucléaire et une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre [3]. Pilotée par l’économiste Philippe Quirion, une étude minutieuse s’est attachée à décliner pour 118 secteurs d’activité les impacts de ce scénario [4], en calculant le nombre d’emplois par millions d’euros dépensés dans chaque branche, et en comparant ces résultats avec ceux obtenus dans un scénario « tendanciel » où la production nucléaire actuelle serait maintenu, les réacteurs existants prolongés, de nombreux EPR construits et les énergies fossiles toujours massivement utilisées.
(…)
Au final, les secteurs favorisés par la transition énergétique étant beaucoup plus intensifs en emplois, l’effet net sur l’emploi est largement positif. On aboutit donc en 2020 à 235 000 emplois de plus que dans le scénario tendanciel, et 632 000 en 2030 ! Nulle délocalisation massive au final, et au contraire une meilleure répartition d’emplois locaux sur tout le territoire. Et ce, sans surcoût, puisqu’on part d’un même investissement de départ, réparti différemment, dans les deux scénarios. Mieux encore : le projet Négawatt, caractérisé par les économies d’énergie et l’abandon du nucléaire, permet d’économiser 5 milliards d’euros par rapport au scénario tendanciel.

Extraits d’un article publié en mai 2013 par le réseau Sortir du nucléaire et consultable sur le site sortirdunucleaire.org

Traité sur les semences : Une résolution en faveur du droit des agriculteurs.

La Via Campesina se félicite de l’adoption ce 28 septembre 2013, par le Comité Directeur du Traité international des Nations unies sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, appelé communément « Traité sur les semences », d’une résolution appelant les États à appliquer et soutenir les droits des agriculteurs et des agricultrices sur leurs semences.

Cette résolution a été adoptée grâce à la mobilisation unanime des groupes de pays d’Amérique Latine et Caraïbes, d’Afrique et du Proche-Orient, de nombreux pays asiatiques et européens, et malgré l’opposition d’une poignée de pays industriels. Après avoir rappelé l’énorme contribution des agriculteurs à la conservation et au développement des semences, le comité directeur accueille aussi favorablement la participation des organisations paysannes et de la société civile à ses travaux. En reconnaissant que les brevets et certificats d’obtention végétale peuvent « interagir » avec les droits des agriculteurs, il avoue à mots cachés qu’ils s’y opposent dans de nombreux pays.

Cette résolution contraste avec la violence des lois nationales et les droits de propriété intellectuelles qui criminalisent les semences paysannes. Par exemple, en Colombie, le décret 970, avant son abrogation récente pour 2 ans, avait abouti à la destruction massive de tonnes de semences paysannes devenues ‘illégales’ par application de cette loi. Des projets de lois semblables sont préparés en Afrique de l’Est, au Chili ou en Europe. Par ailleurs, le Traité offre à l’industrie le cadre juridique lui permettant d’accéder gratuitement à toutes les semences sélectionnées par des générations de paysans, mais ne se donne aucun moyen financier pour remplir ses autres tâches, notamment en matière de droits des agriculteurs dont l’application est de la responsabilité des états. Pendant que les banques de semences publiques sont détruites par les guerres ou ou se concentrent en raison de l’absence de financement, de nombreux droits de propriété intellectuelle sont accordés sur les caractères ou les gènes des graines encore conservées qui deviennent ainsi inaccessibles.

Les agriculteurs renouvellent dans leurs champs l’intégrité de l’immense diversité dont ils ont hérité de leurs parents pour la transmettre aux générations futures. Ils sont les garants du droit à l’alimentation de nos enfants. Mais ils ne peuvent pas accomplir cette tâche si leurs droits de conserver, d’utiliser, d’échanger et vendre leurs semences, de protéger leurs connaissances et de participer aux prises de décision ne sont pas respectés et protégés.

La Via Campesina veillera à ce que cette nouvelle résolution sur les droits des agriculteurs et agricultrices ne reste pas sans lendemain comme les précédentes. Avec ou sans le Traité, avec ou contre les lois nationales, la Via Campesina continuera à appliquer concrètement les droits des paysans et des paysannes sur leurs semences car il s’agit de la première marche de la souveraineté alimentaire.

extrait d’un article paru le 30 septembre 2013 sur le site viacampesina.org

Dérèglement climatique : les raisons de l’inaction

Malgré les alertes des scientifiques du GIEC, le réchauffement climatique ne suscite pas de réaction politiques à la hauteur des dangers. Trois raisons à cela : l’aveuglement court-termiste des responsables politiques, la persistance des inégalités et la croissance comme condition de survie dans un monde dominé par la concurrence.
(…)
La première raison tient au fait qu’à chaque rapport du GIEC, on pousse quelques cris puis nous revenons à nos problèmes quotidiens, le chômage, le pouvoir d’achat, la reprise. (…) Or, le temps de la politique est un temps court. Les prochaines élections, c’est demain. (…)

La seconde raison tient aux inégalités. Inégalités au sein de nos pays, inégalités entre pays. Le discours écologique appelant à consommer moins n’est pas audible dans une société aussi inégalitaire que la nôtre, où les plus riches gaspillent sans compter et où les plus pauvres n’accèdent pas aux standards permettant de vivre dignement. Même constat entre pays. Les pays émergents ne voient pas pourquoi ils n’auraient pas, eux aussi, le droit de se développer, et considèrent que c’est aux pays riches de réduire d’abord leurs émissions de gaz à effet de serre. D’où la difficulté à dégager un accord international pour répartir les efforts à fournir par chacun. Et, en l’absence d’accord, pourquoi donc faire des efforts tout seul, puisque ceux-ci ne serviront à rien ou presque, si les autres continuent à polluer tant et plus…

Et puis, il y a une troisième raison, qui tient à la dynamique même de notre société, une société où la concurrence l’emporte encore sur la coopération, concurrence entre firmes, concurrence entre pays. Dans ce contexte, continuer à croître, à produire toujours plus est perçu par les entreprises comme une condition de la survie et, par leurs salariés, comme la garantie de conserver leur emploi. Mais ce n’est pas seulement une affaire d’intérêts économiques. Car continuer à croître, c’est aussi une exigence pour les Etats. C’est le grand paradoxe de la situation : la croissance étant le support de leur puissance, les Etats voient dans sa poursuite la garantie de pouvoir accéder demain à des ressources en voie de raréfaction. Dit clairement, si l’Inde et la Chine construisent des porte-avions, c’est aussi pour pouvoir nous disputer demain les dernières gouttes de pétrole du Moyen-Orient…

Extraits d’un article de Philippe Frémeaux du 02 octobre 2013 sur le site alternatives-economiques.fr

EELV demande un changement de cap

En demandant au gouvernement un « changement de cap » et en proposant d’autres politiques publiques, le Conseil fédéral d’EELV a pris ses responsabilités. En se prononçant de manière quasi-unanime, en sachant rechercher le bon équilibre au nom de l’intérêt général de notre mouvement, il y a ajouté la manière.

Après une première année d’exercice du pouvoir, le constat ne souffre plus guère d’ambiguïté : la politique actuellement mise en oeuvre est beaucoup trop tournée vers des vieilles recettes pour pouvoir sortir notre pays – et l’Europe – des crises qu’il traverse. L’absence d’une analyse pertinente sur le caractère systémique des difficultés et l’incapacité à s’exonérer d’une lecture productiviste, financière et « croissantiste » du monde expliquent l’insuffisance, voire l’inutilité des réponses proposées. Membres actifs de la majorité parlementaire, présents au gouvernement, soucieux d’oeuvrer à une véritable transition, les écologistes n’entendent ni se taire ni se soumettre à des choix qu’ils n’approuvent pas.

Nous n’ignorions rien, en décidant il y a un an d’entrer au gouvernement, du poids des contraintes et du temps nécessaire à mettre en œuvre le changement. Nous avons collectivement considéré que la situation de notre pays. L’urgence, la gravité et l’approfondissement des fractures et leur risque d’irréversibilité, la radicalisation des crises exigeaient de nous de prendre nos responsabilités et notre part à l’action commune. Quelles que soient les difficultés, les conservatismes à affronter, il valait mieux être acteurs que simples spectateurs – au mieux commentateurs avisés – d’une politique conduite par d’autres.

Aucune poussée d’urticaire ni panique passagère, donc, dans la motion adoptée ce samedi. Mais, précisément parce que nous sommes pleinement engagés dans la majorité, parce que nous souhaitons sa réussite et refusons de spéculer sur son échec, le rappel, clair, que le changement n’aura pas lieu sans ambition, sans imagination, sans volonté, sans un nouveau cap. C’est parce que nous sommes soucieux d’initier ces transitions que nous formulons des propositions positives pour réorienter concrètement l’action du gouvernement en France et en Europe. Nous les ferons vivre, sans ultimatum, sans arrogance, au sein de la majorité comme dans le débat public.

Par le travail de nos groupes au Parlement, nous joindrons les actes à la parole. C’est ainsi que les écologistes seront entendus : cohérents et rassemblés. Et c’est ainsi, aussi, que nous continuerons d’être utiles : en participant au gouvernement et à la majorité parlementaire, mais également en continuant nos échanges et notre travail avec la société, en étant présents sur les mobilisations, en nous saisissant de tous les espaces démocratiques pour y porter les analyses et les solutions écologistes. Avec exigence et détermination.

Lettre de Pascal Durand, secrétaire national Europe Ecologie – Les Verts envoyée le 29 mai 2013 aux adhérents et sympathisants d’EELV.

Une lettre qui résume assez bien, d’après moi, l’impasse dans laquelle nous mène le parti socialiste.

Pétition en ligne : méfiance !

Certaines critiques pointent du doigt le business florissant du clicktivisme. Appel à dons, partenariats avec le monde économique, lobbying politique, le terreau dans lequel ces plate-formes ont plongé leurs racines rappelle que la bonne conscience des uns peut faire la fortune des autres.
Auteur d’une étude sur Avaaz, Dominique Guillet, membre de l’association Kokopelli, notait :

les cadres chez Avaaz ne sont pas rémunérés avec des cacahuètes virtuelles : le fondateur et directeur exécutif, Ricken Patel, a ainsi touché, en 2010, le modeste salaire de 183 264 dollards (…) tandis que le directeur de campagne, Ben Wikler, a touché 111 384 dollards. Cette même année 2010, Avaaz a déclaré sur sa feuille de revenu : 921 592 dollards de frais de campagne et de consultance. Tout cela pue l’arnaque financière et le copinage archi-dollarisé.

Refroidi par l’expérience, un ancien bénévole d’Avaaz témoignait de son coté :

C’est une mentalité à l’américaine : c’est à dire une vision de réussite et où on voit le monde comme génial, sensass, cool, géant (…). Les textes sont très polis, sans polémiques ni critique trop sévère, pour avoir un maximum de signatures et ne pas froisser les politiques.

Une issue de secours, peut-être : le site petitionpublique.fr propose une pétition pour l’abolition définitive du moyen d’expression barbare et stupide que reprèsente une pétition.

Extrait d’un article de Sébastien Navarro dans le journal CQFD de février 2013.

Dette, protectionisme, lutte des classes, la bataille des idées.

Dans l’aquoibonisme ambiant, je tenais à rappeler çà : qu’on avance. Qu’on a déjà avancé. Jamais aussi vite qu’on le voudrait, évidemment. Mais que de chemin parcouru, en une poignée d’années ! Et je tenais à le rappeler maintenant. Pourquoi maintenant ?

Parce que nous ne sommes pas, pas encore, au cœur de la tempête. Nous vivons comme un palier dans la crise, un temps suspendu. Des choses bougent, dans les têtes, dans les urnes, mais sans fracas pour l’instant, comme en souterrain.

Profitons-en. Que nos armes soient affûtées pour les prochaines secousses. Que nous ne rations pas le coche, cette fois. Car que s’est-il produit, en 2008, après la chute de Lehman Brothers ? Nos adversaires eux-mêmes, les libéraux, déclaraient leur système coupable, pourri, pervers, et promettaient qu’ils ne recommenceraient plus. Ils ont recommencé. Cinq ans plus tard, tel un phénix renaissant de ses cendres, leur système coupable, pourri, pervers, est à nouveau debout. Mais la faute à qui ? Parce qu’ils étaient trop forts ou parce que nous étions trop faibles ? Un boulevard était ouvert, mais nos idées n’étaient pas mûres, et sans force politique pour les porter, et nous avons défilé, par trois fois, par millions, au printemps 2009, avec ce slogan creux, insignifiant : Nous ne paierons pas leur crise.

C’est la mère des batailles, les idées. Si on la perd, ou qu’on ne la mène pas, si les esprits ne sont pas conquis et prêts à conquérir, difficile, derrière, de se lancer dans les luttes sociales, dans l’affrontement électoral – ou alors sur des bases fragiles, étriquées.

Extrait d’un dossier « La bataille des idées » signé François Ruffin dans le journal Fakir n°62 de septembre 2013.

Patrimoine et logement : l’exemple de Paris

Le politologue Dominique Reynié, dans une tribune publiée par le Huffington Post, au sujet de la ville de Paris :

Une ville saturée de multimillionnaires, à 8 000 € le prix moyen du m2, où 190 000 logements ne sont jamais occupés, car résidences secondaires de grandes fortunes planétaires presque toujours absentes ; une ville d’où les classes moyennes sont exclues, après l’expulsion des ouvriers, il y a 20 ou 30 ans; une ville où les modestes n’ont plus leur place, sinon comme emplotés, charriés quotidiennement par RER, des heures durant, depuis leur lointaine banlieues (…); une ville devenue un immense musée de luxe, ouvert à un tourisme de déambulation de masse.

Une ville où les étudiants ne peuvent plus vivre, étudier, oui, mais vivre, non, le prix d’un studio oscillant désormais entre 600 et 800 € par mois, avec 3 ou 6 mois de caution et la garantie des parents.

Extrait d’un article du journal « Le Nouvel Indigné » d’août/septembre 2013.

Silence médiatique sur un rapport de l’OCDE

Le 16 juillet dernier, l’OCDE a publié ses « Perspectives de l’Emploi 2013 ».
Où l’on découvre que la rigidité ou la flexibilité des législations du travail au sein de ses États membres n’a absolument aucune corrélation avec leur niveau de chômage. (…)

L’OCDE s’est livrée à une analyse des taux de chômage de ses différents membres (total, longue durée, jeunes, senior, etc), mais aussi des différentes protections de l’emploi dans ses États membres.(…)

Sur les 5 pays au taux chômage le plus bas dans l’OCDE, l’Autriche (4,35% de chômage) est plus protectrice que la moyenne OCDE sur les 4 critères; la Norvège (3,2%) est plus protectrice que la moyenne OCDE sur 3 des 4 critères; et la Corée du Sud (3,2%) est plus protectrice que la moyenne OCDE sur 2 des 4 critères (sur les licenciements individuels et le travail temporaire). Seuls la Suisse (4,2%) et le Japon (4,35%) sont plus souples que la moyenne.

La Norvège, qui est en situation de plein-emploi, a l’un des niveaux les plus élevés de réglementation contre le travail temporaire (après la France, le Luxembourg et la Turquie).
L’Allemagne figure parmi les pays les plus protecteurs de l’emploi (*); elle est même plus protectrice que la France contre les licenciements collectifs ou individuels ! Le tout avec un taux de chômage plus bas (5,5% contre 10,3%) !

En matière de protection des travailleurs contre les licenciements individuels ou collectifs, les pays les plus « flexibles » sont anglo-saxons, avec pourtant des résultats en matière de chômage à peine meilleurs que la moyenne (8% en 2012) ! Nouvelle Zélande (chômage à 6,9%); Etats-Unis (chômage à 8,1%); Canada (chômage à 7,2%); Royaume Uni (chômage à 7,9%).

Extraits d’un billet du blog sarkofrance publié le 16 août 2013.
L’auteur du blog parle d’un silence au sujet de ce rapport. Personnellement, j’écoute beaucoup la radio et je n’ai pas entendu parler une seule fois de ce rapport.